Rom 1 : 18 « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive »

Parler de la colère de Dieu n’est pas un sujet à la mode aujourd’hui. On se plait à parler de son amour et sa bonté. Les idées de miséricorde excluent les exigences de la justice et le droit au châtiment. On croit que l’amour ne châtie pas.

Il est vrai que Dieu est amour mais alors pourquoi exprime-t-Il sa colère parfois dans des actes de punition ?

Des érudits, des théologiens ou même des croyants humanistes demandent pourquoi on devrait encore penser qu’un Dieu d’amour exigerait qu’une pénalité soit attachée à la violation de Ses commandements. Pourquoi un Dieu prévoyant et miséricordieux se laisserait-Il affecter par des contrevenants au point d’éprouver du ressentiment et de la colère !

Comment concilier l’image paradoxale d’un Dieu, juge sévère avec celle d’un père magnanime comme celui du fils prodigue de la parabole du Christ ?

 Luc 15:22-24 « Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;  car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. »

 

Beaucoup de commentateurs et écrivains déclarent que des termes comme colère, courroux et fureur attribués à Dieu, sont archaïques et barbares.

Est-il raisonnable et possible de maintenir en ce 21ème  siècle des concepts de déplaisir divin, de justice rétributive de Dieu, d’expiation de Christ par substitution pénale afin de racheter l’humanité déchue ?

Cette doctrine biblique est complètement en opposition avec les enseignements du Nouvel Age qui fait de Dieu une essence pénétrante plutôt qu’une personne souveraine !

La spiritualité du Nouvel Age enseigne que chaque personne se jugera elle-même comme si le cœur humain pouvait par lui-même s’autogérer. Elle présente un Dieu positiviste, neutre par rapport à la justice, dont la miséricorde devient une autorisation pour pécher. Cette philosophie fait de chaque personne un dieu et une loi pour elle-même, libre de piétiner le droit et le confort des autres alors qu’elle proclame sa propre justice.

Il va falloir que nos yeux s’ouvrent à la réalité d’un standard absolu de justice  arbitré par un juge juste et saint.

Romains 3:5-6 « Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? Je parle à la manière des hommes. Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde? »

 

Nous allons nous efforcer de répondre à toutes ces questions grâce aux Saintes Ecritures :

1- Une colère incomprise

De nombreux psychologues, pédagogues et laïcs ont du mal à admettre la notion de déplaisir divin face au mal qui se commet sur terre. Cependant, le texte biblique est parsemé de ces allusions au mécontentement divin : des mots sont employés tels que colère, courroux, fureur.

Nous devons d’abord nous poser cette question :

Est-ce que Dieu resterait impassible, sans état d’âme, ou sans souffrance personnelle devant le mal et ses effets dévastateurs ?

Les mots employés par les prophètes étaient propres à leur langage et ils souhaitaient être compréhensibles. Dieu dans l’inspiration utilise un langage humain.

 

2- Une colère différente

Pour nous humains, les mots colère, courroux et fureur sont liés à l’animosité, la rancune et la rancœur. Quand on nous parle de Dieu, nous préférons entendre d’autres mots. Cependant, nous devons lui reconnaitre le droit à une colère toute divine, absolument pure, sage et sacrée mais sans ressentiment coupable. Nous devons prendre au sérieux ce que ces mots qu’on veut écarter véhiculent comme implications de Dieu dans des situations où Il se dit offensé.

De même que nous comprenons dans une certaine mesure son « amour » un terme aussi à connotation humaine, nous devons pouvoir saisir ce que les écrivains bibliques ont voulu transmettre de manière judicieuse en parlant de Sa colère.

Dieu nous interpelle de manière précise pour accrocher notre attention :

Jer 2 : 35 « Malgré cela, tu dis: Oui, je suis innocente! Certainement sa colère s’est détournée de moi! Voici, je vais contester avec toi, Parce que tu dis: Je n’ai point péché. »

Là Dieu est prêt à nous affronter à cause de notre péché.

Mat 3 : 7 « Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? »

La colère à venir

Jn  3 : 36 « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

 Ces paroles proclament sa colère

Le livre de l’Apocalypse présente par neuf fois la colère de Dieu :

  • « La colère de l’Agneau » : celle de Dieu car Il partage son trône
  • Les plaies : manifestation de la colère de Dieu
  • « La coupe de son ardente colère » : contient une promesse de manifestation dramatique de mécontentement divin contre les rebelles qu’Il a supportés jusqu’à la fin

Psaumes 5:5-7 « Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux; Tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité. Tu fais périr les menteurs; L’Eternel abhorre les hommes de sang et de fraude. Mais moi, par ta grande miséricorde, je vais à ta maison, Je me prosterne dans ton saint temple avec crainte. »

 

On y voit l’antagonisme divin envers le péché et ceux qui le pratiquent

Archibald Hodge insiste sur le fait que « quoique le cœur de Dieu demeure éternellement calme, tant il est profond et fort, l’ardeur de sa colère est terrible »

Parfois Sa colère est associée aux manifestations terribles des éléments déchainés de la nature. En cela, les auteurs de l’Ancien Testament, ont voulu faire comprendre la réalité d’un Dieu personnel qui ne plane pas de manière détachée au-dessus des hommes mais qui est directement touché par tout ce qui nous arrive. Et le désir de Dieu est que nous nous détournions du péché.

 

3- Des preuves de sa colère

Quand des pécheurs ont provoqué Son indignation suprême, alors des plaies sont sorties de Lui :

Nm 11 : 33 « Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’Eternel s’enflamma contre le peuple, et l’Eternel frappa le peuple d’une très grande plaie. »

Il a parfois frappé instantanément des hommes qui sont morts en Sa présence :

Actes 5:5-10 « Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s’étant levés, l’enveloppèrent, l’emportèrent, et l’ensevelirent. Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole: Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ? Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là. Alors Pierre lui dit: Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit du Seigneur? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t’emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l’apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l’emportèrent, et l’ensevelirent auprès de son mari. »

 

De plus en plus d’étudiants de la Bible pensent que la colère de Dieu n’est pas personnelle mais que le châtiment des transgresseurs n’est que le simple produit des lois naturelles ou spirituelles établies par la Créateur. Certains disent même que la destruction finale se fera par le mal autodestructeur qui est en eux et ne viendra pas d’une réaction personnelle d’un Dieu qui met de l’ordre dans son univers.

Il est vrai que la loi de la cause et des effets produit de la dégradation mais Il dit clairement qu’Il punira les transgresseurs par une action immédiate ou différée. Exemple le déluge :

Genèse 7:22-23 « Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut. Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche. »

 

La destruction des premiers nés d’Egypte :

Ex 12 : 29 « Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu’à tous les premiers-nés des animaux. »

Dieu juge les hommes et leurs actions : Il n’aime pas le mal mais il arrive qu’il modifie sa colère selon les situations.

Osée 11 : 9 en est un exemple : « Je n’agirai pas selon mon ardente colère, Je renonce à détruire Ephraïm; Car je suis Dieu, et non pas un homme, Je suis le Saint au milieu de toi; Je ne viendrai pas avec colère. »

Dieu ne se réjouit pas de punir les hommes et Sa colère se traduit par ce qui n’est pas coutumier chez Lui, ce qu’IL appelle : « Son œuvre étrange » « Son travail inouï » Es 28 : 21

Elle est cependant l’expression de sa légitime indignation, de son ressentiment personnel à l’égard du péché. Elle n’est qu’un des nombreux aspects de sa personnalité complexe. Elle est totalement justifiée et légitime. Elle entre dans la trame de ses attributs divins tels que sa sainteté, sa justice, sa sagesse et son amour.

 

Une colère accompagnée de miséricorde

Dieu nous confond toujours car Sa colère et Sa compassion coexistent merveilleusement. Il proclame qu’Il est lent à la colère et riche en bonté :

Ex 34 : 6 « Et l’Eternel passa devant lui, et s’écria: L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, »

Léon Morris a bien exprimé ces deux attitudes divines dans cette affirmation :

« Sa colère et Son amour ne sont pas mutuellement exclusifs, car Il n’est pas capricieux ou arbitraire. Il n’impose pas des punitions sans raisons »

Oui, nous pouvons affirmer que la colère de Dieu contraste énormément avec celle de l’homme qui, d’après la Bible, n’accomplit pas la justice de Dieu :

Jac 1 : 20  « car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. »

 

Le juge de toute la Terre

Apocalypse 6:15-17 « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister? »

 

Mais qu’est-il arrivé à l’amour, à la miséricorde ?

Comment harmoniser l’image de l’Agneau immolé qui pardonne à ses bourreaux avec le juge vengeur de l’Apocalypse ?

Cependant  tous ces attributs irréconciliables en apparence jaillissent d’un caractère cohérent qui est:

« le même hier, aujourd’hui et éternellement » Heb 13 : 8

C’est à la croix qu’Il se révèle le mieux, là où justice et miséricorde (grâce) se sont rencontrées et ont fait la paix, là où l’amour de Dieu qui se sacrifie s’avère être le motif de tous ses actes.

Quand on examine les interventions judiciaires de Dieu tout au long du récit inspiré, on ne retrouve pas la caricature classique d’un tyran qui crache le feu pour détruire Sa propre création.

On découvre plutôt un Créateur affligé qui balaie à contre cœur dans les eaux du Déluge tous ceux qui sont moralement inchangeables pour en sauver quelques uns par lesquels Il préservera la race humaine jusqu’à la venue de son Messie.

On voit un Père patient, longanime qui, agonise car Il ne veut pas abandonner ses enfants égarés dont la perversité déterminée l’empêche de les protéger de leurs puissants ennemis.

Dieu n’est ni un procureur général mégalomane et dur qui arrive toujours à ses fins, ni un défenseur publique impuissant. Notre Dieu paradoxal est à la fois souverain et flexible, indépendant et interactif, autoritaire et approchable.

Alors qu’Il est le Grand Initiateur dans sa conversation cosmique avec l’humanité, Il est sensible à la contribution humaine.

Ce qu’Il a initié dans la Création et la Rédemption, Il l’achèvera parfaitement par un jugement qui nous amènera à reconnaitre la force et l’inévitabilité de la vérité tout en nous laissant libre de l’accepter ou de la renier.

Finalement Il accomplira Sa volonté tout en étant frusté de ne pas pouvoir nous faire comprendre que ce qu’Il veut par-dessus tout « c’est que nous soyons sauvés et parvenions à la connaissance de la vérité » 1Tim 2 : 4

 

Le jugement divin

Il a de nombreuses facettes et on pourrait classer ses expressions selon le schéma suivant :

Justice intrinsèque Abandon divin Jugement par des agents humains hostiles Jugement par la coopération humaine Intervention divine directe

 

 

  • Justice intrinsèque

 

Parce que Dieu a conçu et soutient la Création qui opère selon des lois de vie bienfaisantes, des conséquences résultent de la violation de ces lois. Ces conséquences révèlent le caractère destructeur inné du péché qui est en réalité de l’anarchie (sans loi). On se détruit en faisant des choix suicidaires, destructeurs de la vie. 

 

Rom 1 : 20 « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, »

C’est la justice  intrinsèque

 

 

  • Abandon divin

 

Ceux qui rejettent la vérité et ses ouvertures rédemptrices avec persistance sont livrés aux ténèbres. Ils ne reçoivent plus de lumière divine, Dieu les abandonne :

Rom 1 : 21, 24 « puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres… C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps; »

 

Ils finissent par se détruire : leurs vies, leurs caractères, ils sont sous l’emprise d’oppression démonique, ils peuvent être victimes des actions agressives de ceux qui les entourent. Dieu leur a retiré sa protection.

 

 

  • Jugement par le moyen d’agents humains hostiles

 

Etape qui suit la précédente et puisque maintenant leur conduite est immorale ou oppressive Dieu « permet » qu’ils soient livrés à un jugement extérieur : comme une correction (s’ils le reçoivent ainsi) ou une punition (en cas contraire)

Cependant, aussi étonnant que cela paraisse, Dieu n’inspire pas l’hostilité des ennemis. Celle-ci naît de leurs propres cœurs méchants mais Dieu le fait concourir à Ses desseins. Dieu  a employé autrefois l’Assyrie « le bâton de Sa colère » pour redresser ou punir Israël

 

 

  • Jugement par la coopération humaine

 

Comme le peuple d’Israël a fait alliance avec Dieu, Il s’est placé sous sa tutelle directe : théocratie, et donc sous sa discipline directe. Ce peuple était tenu  plus responsable et devait atteindre un standard moral plus rigoureux. Lors de leurs errements, Dieu les a directement corrigés par des jugements divins (sécheresse, guerre, famine…)

Idéalement, Dieu voudrait inscrire Ses lois dans les cœurs afin que l’on atteigne la maturité spirituelle et la justice

 

  • Intervention divine directe

 

Il s’agit du type de justice le moins ambigüe qui est délivrée par Dieu lui-même.

Il peut agir par la manipulation miraculeuse des forces de la nature ou par des anges.

 

Par exemple : le Déluge

Genèse 6:5-7 « L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. Et l’Eternel dit: J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel; car je me repens de les avoir faits. »

 

Sodome et Gomorrhe

La Bible n’est pas ambigüe à ces sujets. Bien que Dieu soit attristé par cet acte étrange (Es 28 : 21) Il intervient pour un bien supérieur.

Mais même dans ce cas, Sa miséricorde est agissante. Il offre des opportunités de retour, de repentance et ceux qui acceptent de se séparer du mal reçoivent un moyen d’échapper (Ninive ou avant le déluge Noé a appelé ses contemporains à la repentance)

Oui, au-delà de tout, Dieu contrôle et n’est pas indifférent à l’injustice de la méchanceté. Sa justice prévaudra finalement.

 

Délivrance de la colère

La colère de Dieu, nous l’avons vu, est totalement légitime et justifiée puisqu’elle est l’expression de son indignation, de son ressentiment personnel à l’égard du péché ou du mal. Cette colère doit s’exercer contre « les enfants de colère » que nous sommes tous :

Eph 2 : 3 « Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… »

Mais « parce que Dieu est riche en miséricorde » 

Éphésiens 2:4-5  « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ c’est par grâce que vous êtes sauvés); »

 

Comment nous a-t-Il rendus à la vie ?

En buvant la « coupe de la colère divine » à notre place

Jn 18 : 11 « Jésus dit à Pierre: Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire? »

C’était une épreuve amère qui l’attendait. Il ne savait pas s’il allait endurer sa violence :

Luc 22 : 42 « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. »

Cependant Il a choisi de la boire malgré son caractère repoussant. Cette expérience cruelle et incontournable était seule capable de résoudre le problème du péché à l’échelon universel.

Boire la coupe de Dieu équivalait à recevoir un châtiment que méritait la désobéissance

Ps 75 : 8  « Il y a dans la main de l’Eternel une coupe, Où fermente un vin plein de mélange, Et il en verse: Tous les méchants de la terre sucent, boivent jusqu’à la lie. »

Car le salaire du péché c’est la mort : 

Rom 6 : 23 « Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »

C’était notre sort mais Dieu a conçu un plan de sauvetage : le plan du salut par lequel Dieu lui-même en la personne de Jésus Christ vint sur la terre subir la colère de Dieu à notre place en mourant sur la croix portant le poids des péchés du monde. O mystère insondable !

C’est le summum de l’amour divin, un amour qui ne peut négliger la justice.

Romains 5:8-9 « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. »

 

C’est ainsi que les croyants sont « justifiés par son sang », considérés comme justes (il y a substitution) par son sacrifice. Ils sont délivrés de la colère de Dieu. Ceux qui acceptent le sacrifice de Jésus à leur place sont libérés du péché et de la mort éternelle.

Par contre :

Romains 1:18-20 « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, »

 

Romains 2:5-6 « Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres; »

Le Grand Jour de la Colère Divine

L’Apocalypse, livre de la fin, parle 9 fois de la colère de Dieu. Dieu va agir de manière décisive et directe.

La race humaine est endurcie au point de non retour. Les pécheurs, par leur propre choix, sont tellement unis avec leurs péchés qu’ils ne peuvent plus en être séparés.

Le jour de la colère de Dieu va finalement manifester la réaction de Dieu face à l’accumulation du péché de tous les âges.

Ce jour-là, Dieu va enfin répondre au péché selon Sa sainte et juste nature. Finalement, les vrais sentiments d’un Père compatissant et brave vont jaillir. Le sang des innocents, la sueur des esclaves, les larmes des opprimés qui ont détrempés la terre ne sont pas passés inaperçus. Dieu a pris note. Le divin héro va répondre à une planète rebelle en manifestant son jugement sur ces actes de barbarie. Il va déverser ses plaies : 

Apocalypse 16:5-6 « Tu es juste, toi qui es, et qui étais; tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement. Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire: ils en sont dignes. »

 

Il est certain que le portrait de Dieu présenté dans l’Apocalypse ne coïncide pas avec l’image dépeinte par les tenants du Nouvel Age. Le premier dépeint une personne divine qui intervient judiciairement dans les affaires des hommes ; le deuxième une force cordiale mais floue qui ne va pas se salir les mains à exercer une justice rétributive.

Pourtant la plume prophétique est claire : le Jour de Dieu implique une action divine directe :

Es 13 : 9 « Voici, le jour de l’Eternel arrive, Jour cruel, jour de colère et d’ardente fureur, Qui réduira la terre en solitude, Et en exterminera les pécheurs. »

Soph 1 : 18 « Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer, Au jour de la fureur de l’Eternel; Par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé; Car il détruira soudain tous les habitants du pays. »

Ap 11 : 18 « Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. »

Et l’apôtre Paul confirme en

Romains 2:5-6 « Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres; »

La miséricorde doit finalement battre en retraite et la justice avancer sa marche. Le Dieu d’amour reste résolument ferme et quand Sa grâce est pleinement insultée, la main qui l’a offerte pendant des milliers d’années, frappe de toute sa formidable force.

Gal 6 : 7 « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. »

Tous ces passages de l’ancien testament paraissent durs !

Est-ce le même Dieu en la personne de Jésus qui se laisse torturer et mettre à mort sans dire un mot ?

Oui, c’est bien Lui à qui a été remis le jugement :

Jn 5 : 22 « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, »

Et c’est parce qu’Il a abandonné Sa vie totalement qu’Il peut maintenant exercer sa fonction de juge avec autant d’assurance.

Il sait par expérience (agonisante) que tous les sacrifices ont été faits pour sauver les égarés et perdus.

Nos sensibilités civilisées ont du mal à supporter l’intensité de ces jugements.

Il est possible que dans ces récits de jugement Dieu revendique une situation qu’Il permet.

Prenons l’exemple de Job :

Ce n’est pas Dieu qui afflige Job, Il laisse Satan lui infliger une souffrance hors du commun. Dieu permet à Satan de faire ce qu’il veut avec cet homme

Job 1 : 12 «   L’Eternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel. »

Peut-on assumer alors que là où la Bible parle de la colère divine, Dieu revendique, en vertu de Sa souveraineté, une situation où Il permet aux forces du mal d’agir. Cependant Dieu ne parle pas symboliquement. Quand la colère de Dieu est déversée, il s’agit de quelque chose qui était contenue au Ciel et qui est maintenant relâchée du Ciel sur la Terre.

On ne peut pas la contourner. Cette doctrine biblique de la justice rétributive de Dieu est une réalité devant laquelle nous devons nous incliner. Cette réalité devrait nous faire réaliser que le péché, le refus de reconnaître que ce que Dieu a fait est parfait, que Ses lois sont justes, le péché donc est très sérieux et ne peut être juste oublié et passé dessus.

En conclusion

Est-ce ce que Dieu voudrait ? (le jugement, la destruction)

Certainement pas :

2 Pi 3 : 9 « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. »

A chaque instant, Dieu plaide avec l’humanité :

Es 45 : 22 « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre. »

Jésus a déjà payé le prix de nos fautes. Il a subi le jugement et la colère de Dieu en notre faveur. Il a été jeté dans les ténèbres comme un être méprisé et rejeté des hommes.

Comment répondrons-nous à un Dieu comme Lui ?

Laisserons-nous le Saint Esprit nous purifier et nous séparer du péché aujourd’hui pour Lui éviter le chagrin de nous détruire un jour ?

Nous pouvons le laisser faire de nous chaque jour une nouvelle création afin que nos cœurs battent en harmonie avec le sien le jour où Il recréera une Terre nouvelle purifiée de tout mal.