Les paraboles ont été le moyen de choix de Jésus pour enseigner les vérités du royaume des Cieux. Ses paraboles sont comme les bijoux, petits mais d’une grande valeur.

Les conceptions de Jésus sur la vérité et son enseignement étaient si vastes que le moindre détail de la nature lui servait d’illustration. Toutes les scènes de la vie journalière étaient reliées à quelque vérité essentielle, si bien que la nature entière se trouvait revêtue des paraboles du Maître.

Jésus s’efforçait de trouver le chemin de tous les cœurs. Grâce à un choix d’illustrations variées, il n’exposait pas seulement la vérité sous ses aspects divers, mais il l’adaptait aux différentes classes de ses auditeurs. Il attirait leur attention par des images prises dans la vie quotidienne. Personne ne pouvait dire qu’il avait été oublié ou laissé de côté. Les plus humbles et les plus grands pécheurs entendaient une voix qui leur parlait avec tendresse et sympathie.

Dans la parabole des ouvriers de la onzième heure Jésus voulut mettre en garde Ses disciples contre le danger de croire qu’ils auraient plus de privilèges que les autres du fait qu’ils avaient été les premiers appelés à travailler dans la vigne. L’esprit égoïste n’est pas l’esprit du Ciel. La parabole condamne tout esprit de jalousie, d’envie et de suspicion, elle montre le vrai état d’esprit du ciel : l’altruisme, le désintéressement. 

Qui représentent les ouvriers de la onzième heure ?

Que représente le salaire ?

Il y a-t-il une application prophétique ?

Les ouvriers de la onzième heure

Etudions donc la Parabole verset par verset :

Matthieu 20 :1-16

[1] Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

C’était la coutume à l’époque, pour les hommes qui cherchaient du travail, de se rendre sur la place du marché et d’y attendre qu’un employeur vienne leur en proposer. Ainsi, dans notre parabole, nous voyons un maître de maison sortir à différentes heures du jour pour embaucher des ouvriers. Les premiers engagés convinrent d’un certain salaire, et ceux qui furent engagés plus tard laissèrent la question de leur rétribution au bon vouloir de l’employeur.

« Maître de maison » = dans les paraboles de Jésus le maitre de maison représente Dieu le Père 

Dieu envoi ses ouvriers dans SA vigne pour la cultiver, pour en prendre soin, afin que la récolte soit bonne.

« Sa vigne » : le monde. Dieu envoi Ses messagers dans le monde pour apporter la Bonne Nouvelle du Salut en Christ. Nous les chrétiens nous sommes tous des ouvriers du Seigneur !

 [2] Il convint avec eux d’un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

« Un denier par jour » : c’est le salaire ou plutôt la récompense qui leur a été proposé. C’est le royaume des Cieux que tous les saints hériteront :

Matthieu 25 :34

« Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. »

Dans la parabole il y a cinq appels celui-ci est le premier. Cet appel fut adressé aux juifs, ils furent les premiers appelés à entrer dans la vigne du Seigneur.

 [3] Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire.

[4] Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils y allèrent.

Ceci constitue le deuxième appel.

[5] Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

Ce sont le troisième et le quatrième appel divin à rentrer dans la vigne. Ce fut l’appel de l’Eglise chrétienne tout au long des siècles. Nous en reparlerons dans l’application prophétique.

[6] Etant sorti vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?

[7] Ils lui répondirent : C’est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

Aucun des ouvriers engagés tard dans la journée ne se trouvait là le matin. Ils n’avaient donc pas rejeté l’appel. Ceux qui refusent et qui plus tard se repentent font certainement bien de se repentir, mais il est dangereux de prendre à la légère le premier appel de la miséricorde divine.

La onzième heure est la dernière de la journée car le jour a douze heures.

Ceci constitue le cinquième et dernier appel pour aller travailler dans la vigne du Seigneur. 

[8] Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

Il commence à payer les derniers ! 

Tout ceci est une image prophétique du temps de la Fin, nous en reparlerons.

[9] Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

Le denier : tous reçoivent le même salaire : c’est le royaume des Cieux, la vie éternelle

[10] Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

Dans ses rapports avec les vignerons, le maître représente Dieu dans ses relations avec les hommes. Ses voies diffèrent des usages en vigueur ici-bas. Dans les affaires de ce monde, le salaire est proportionné à la somme de travail que l’on accomplit. L’ouvrier ne s’attend à recevoir que ce qu’il a gagné. Dans la parabole, au contraire, le Christ met en évidence les principes de son royaume, qui n’est pas de ce monde et n’est pas dirigé par des lois humaines. N’est-ce pas le Seigneur qui déclare : “Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies. … Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées” ? Ésaïe 55 :8, 9.

[11] En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

[12] et dirent : Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

Les premiers ouvriers engagés acceptèrent de travailler pour une certaine somme, qu’ils reçurent, sans plus, le soir venu. Ceux qui furent embauchés par la suite crurent à cette promesse du maître : “Je vous donnerai ce qui est raisonnable.” Matthieu 20 :4. 

Ils eurent confiance en sa justice et en son équité ; ils ne demandèrent rien au sujet de leur salaire. Ils furent récompensés, non pas selon leur travail, mais selon la générosité du maître.

Ainsi Dieu désire que nous nous en remettions à celui qui justifie le pécheur. Il nous donne sa récompense, non d’après nos mérites, mais “selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur”. Ephésiens 3 :11

 “Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde.” Tite 3 :5

Il fera pour ceux qui mettent leur confiance en lui “infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons” Ephésiens 3 :20.

Les Juifs avaient été les premiers appelés à entrer dans la vigne du Seigneur ; ils en conçurent de l’orgueil et devinrent des propres justes. Ils considérèrent leurs longues années de service comme leur donnant le droit de recevoir une plus grande récompense que les autres. Ils s’exaspéraient par-dessus tout lorsqu’on leur laissait entendre que les Gentils seraient l’objet de privilèges spirituels semblables aux leurs.

[13] Il répondit à l’un d’eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ?

[14] Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi.

[15] Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? 

Ce qui fait la valeur de notre service aux yeux de Dieu, ce n’est pas la somme de travail que nous accomplissons ni les résultats visibles de nos efforts, mais l’esprit dans lequel nous agissons. Les ouvriers de la onzième heure s’estimèrent heureux de l’occasion qui leur était donnée de travailler ; leur cœur vibrait de reconnaissance envers celui qui avait consenti à les engager. Le soir venu, lorsque le maître leur accorda le salaire d’une journée entière, ils en furent grandement surpris, car ils ne pensaient pas mériter autant. La bonté qu’ils lisaient sur son visage les remplissait de joie. Jamais ils n’oublièrent sa générosité, ni le salaire inespéré qu’ils avaient reçu. Il en est de même du pécheur qui s’est engagé à servir le Maître avec le sentiment de son indignité, alors que la onzième heure du jour est déjà arrivée. Son temps de service lui semble être bien court, et il a l’impression de ne mériter aucun salaire. Mais la pensée que Dieu l’a accepté remplit son cœur de joie. Il travaille avec humilité et confiance, heureux d’être ouvrier avec le Christ. C’est un tel esprit que le Seigneur se plaît à honorer.

Jésus désire que nous nous reposions sur lui sans nous inquiéter de la récompense. La question de la rétribution passe à l’arrière-plan, quand il habite dans nos cœurs, car ce n’est pas le mobile qui nous fait agir. Accessoirement, il est vrai, nous devrions avoir égard à la rémunération. Dieu désire nous voir apprécier les bénédictions promises, mais il ne veut pas que nous soyons impatients de recevoir la récompense, ni que nous nous attendions à une rétribution pour chaque devoir accompli. Il nous faut faire ce qui est bien sans nous inquiéter du gain que nous en retirerons. Le mobile de nos actions devrait être l’amour de Dieu et du prochain.

[16] Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. »

Le premier et le dernier doivent avoir part à la vie éternelle, et il conviendrait que le premier accueille joyeusement le dernier. Celui qui murmure à propos de la rétribution accordée à un autre oublie qu’il n’est lui-même sauvé que par grâce. La parabole des ouvriers condamne tout esprit de jalousie et de suspicion. L’amour se réjouit de la vérité et ne fait pas de comparaison dictée par l’envie. Celui qui possède l’amour ne compare que la beauté du Christ avec les défauts de son propre caractère.

Cette parabole est un avertissement pour tous les ouvriers du Seigneur. Quelles que soient l’ancienneté de leurs services et l’importance de leurs labeurs, sans amour pour leurs frères et sans humilité devant Dieu, ils ne sont rien. Il n’y a pas de religion dans la glorification du moi. Celui qui s’exalte lui-même se trouvera privé de la grâce qui assure son efficacité au service du Christ. Celui qui se laisse aller à l’orgueil ou à la présomption n’accomplira qu’un travail défectueux.

Application prophétique de la parabole

Le temps de travail est de 12 heures :

Jean 11 :9

« Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; »

Le temps pendant lequel Dieu a manifesté « Ses œuvres » parmi les hommes :

Jean 9 :4

« Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler. »

C’est le temps pendant lequel Dieu a envoyé des ouvriers dans SA vigne, où « Il a manifesté Ses œuvres parmi les hommes » : depuis la sortie du peuple d’Israël jusqu’au dernier message qui sera proclamé lors de la manifestation de la puissance du Saint Esprit (appelé le Grand Cri en Apocalypse 18 : 1-4) un peu avant le Retour en Gloire de Jésus.

Cinq appels de Dieu à l’humanité dans la durée de l’histoire. Remarquez bien que chaque appel dure trois heures sauf le dernier qui ne dure qu’une. Le dernier appel est très court !

Nous allons faire un diagramme avec douze heures :

Le maitre de maison sort embaucher des ouvriers à des heures régulières : 1- 3 – 6 – 9 – 11 

1ère heure = Ce fut la période du peuple d’Israël, par lequel Dieu voulait monter au monde Son plan. Le premier appel de Dieu au monde :

Exode 3 :9-10

« Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens.

[10] Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël. »

Dieu appel Moise et lui dit « Va et fais sortir Mon peuple » ; Dieu s’est choisit un peuple au travers du quel Il va faire connaitre Sa volonté pour toute l’humanité. Il va révéler Son plan du sauvetage par un peuple choisit dans ce but. Ce fut le premier appel !

3ème heure = ce fut la période de l’église naissante, des apôtres et disciples de Jésus. Le deuxième appel de Dieu au monde par Son Eglise.

Matthieu 28 :19-20

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

[20] et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

Cette commission fut chargée à l’Eglise naissante. Ce fut elle le dépositaire de ce deuxième appel pour apporter un message pour l’humanité.

6ème heure = ce fut la période de la persécution de l’Eglise. Le temps où celle-ci est dans le désert ; le troisième appel 

Apocalypse 11 :3

« Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours. »

Pendant cette période de 1260 années l’Eglise fut persécuté par le dragon (Satan) par l’intermédiaire de l’Eglise Romaine :

Apocalypse 12 :13-14

« Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle.

[14] Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. »

Cette période entre la 6ème et la 9ème heure fut la période la plus sombre de l’histoire. Elle est appelée « Dark ages » en anglais qui traduit littéralement veut dire « âge sombre ». Pendant cette période la Véritable Eglise était stigmatisé, les deux témoins « la Parole de Dieu » témoignaient revêtus de sacs et de cendre c’est-à-dire dans l’humiliation. Mais même pendant ce temps difficile pour l’Eglise, Dieu a eu Ses serviteurs fidèles qui ont proclamé le message du salut au péril de leur vie. Beaucoup parmi eux moururent sur le bûcher.

Un détail intéressant :

Quand Jésus était cloué sur la croix Matthieu nous dit :

Matthieu 27 :45

« Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. »

Cette même période prophétique des ténèbres eu lieu dans l’histoire entre la période de la 6ème et la 9ème heure de la parabole. 

9ème heure = Ce fut le mouvement millérite du 19ème siècle qui proclama le retour de Jésus dans tous les continents. Avec la compréhension de la prophétie de Daniel au chapitre 8 concernant les 2300 soirs et matins, un mouvement mondial naquit qui, par la suite, allait proclamer le message de Trois anges d’Apocalypse 14 annonçant au monde le début du jugement investigatif : 

Apocalypse 14 :6-7

« Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple.

[7] Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. »

Il s’agit d’un message universel où Dieu invite les hommes et les femmes à se préparer pour l’éternité :

Apocalypse 10 :11

« Puis on me dit : Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois. »

Cet appel commença à se faire entendre aux alentours de 1850. Ce le 4ème appel de la parabole !

11ème heure = cet appel se situe encore dans le futur. Les ouvriers de la onzième heure entendront l’Appel divin lors de la dernière crise de notre monde. C’est la crise de la marque de la bête où tout être humain devra prendre une décision soit pour le Seigneur soit pour le monde. Ce sera l’appel décrit en Apocalypse 18. Ce message sera proclamé avec l’effusion de l’Esprit Saint (la pluie de l’arrière-saison)

Apocalypse 18 :1-4

« Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité ; et la terre fut éclairée de sa gloire.

[2] Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux,

[3] parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.

[4] Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. »

 

Ce sera le dernier message de Dieu dans lequel Il invite Ses enfant à sortir de Babylone, un système religieux faux et corrompu. Ce message sera prêché lors de la crise finale de « la marque de la bête » ou « 666 »

En vue des événements mondiaux nous pouvons présager l’accomplissement de ce dernier appel dans un avenir proche. Nous devons nous préparer, préparer nos cœurs, pour la réception de la pluie de l’Esprit.

Purifions nos cœurs avec l’aide de Dieu pour que nos vases soient prêts à être remplis par le Saint Esprit.

Pourquoi les derniers seront les premiers ?

Les ouvriers de la onzième heure seront les premiers à être revêtus de l’immortalité, ils seront les premiers à participer de la vie éternelle : ils recevront la pluie de l’arrière-saison, ils seront jugés et vivront un temps sans intercesseur. Ils ne passeront pas par la mort. Dans ce sens les derniers seront les premiers.

Ce n’est pas le temps que nous pouvons consacrer à la tâche qui nous rend agréables à Dieu, mais notre empressement à le servir et notre fidélité. Notre vie doit se caractériser par l’abnégation. Le moindre effort, fait en toute sincérité et avec désintéressement, plaît beaucoup plus au Seigneur que de grands exploits entachés d’égoïsme. Dieu nous sonde pour voir si l’esprit du Christ habite en nous, et il note jusqu’à quel point nos actes reflètent son image. A ses yeux, notre amour et notre fidélité dans la tâche comptent plus que la somme de travail accompli.

Le Christ ne sera l’hôte de notre âme et Dieu ne nous reconnaîtra pour ses ouvriers qu’à partir du moment où notre égoïsme sera vaincu, où nous cesserons de lutter pour la suprématie, où notre cœur sera rempli de reconnaissance et où l’amour parfumera notre vie.

Si court et si effacé que soit notre service, si nous suivons Jésus avec foi, nous ne serons pas frustrés de la récompense. Les plus humbles et les plus faibles peuvent recevoir ce que les plus grands et les plus sages ne sauraient gagner. Les portes d’or du ciel ne s’ouvriront jamais devant les orgueilleux, ni devant les hautains, mais elles céderont à la timide poussée du petit enfant. Magnifique sera la récompense de la grâce réservée à ceux qui auront travaillé pour Dieu dans la simplicité de la foi et de l’amour !

 

En conclusion

Dans le Royaume des cieux il n’y a pas de jalousie, ni d’envie, ni de lutte pour la suprématie. Il n’y a ni premier ni dernier. C’est un Royaume basé sur le principe le plus élevé qui soi : l’amour divin, un amour qui se donne pour l’autre, qui ne cherche pas son intérêt personnel.

Dieu nous appelle, ores et déjà à vivre par ce principe : l’amour de Dieu et l’amour du prochain.

Que notre amour et notre service du prochain puisse servir de témoignage dans ce monde de plus en plus matérialiste et incrédule.