Certaines prescriptions divines mettent notre foi à l’épreuve. Si nous croyons en Dieu et si nous voulons lui faire confiance nous devons accepter de faire ce qu’Il nous demande de faire. Parfois sans comprendre, et parfois même à l’encontre de nos sentiments !

Un exemple ! 

Pourquoi faut-il se reposer le Sabbat et non pas un autre jour ? 

A une époque où il est difficile de trouver du travail et facile d’être au chômage, pourquoi sacrifier une offre d’emploi à cause du Sabbat ?

Le sujet de la Dîme est un autre sujet difficile à accepter pour de nombreux chrétiens.

On entend souvent dire que la vie est déjà très dure et penser à devoir verser un dixième de ses revenus à l’Eglise semble impensable ! C’est une somme apparemment considérable !

Ceux qui vivent dans la pauvreté doivent faire un sacrifice pour accomplir cette prescription.

Notre foi doit être éprouvée. Jacques dans son épître nous dit :

Jacques 2 :18-20

« Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

[19] Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

[20] Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ? »

C’est dans l’exécution des prescriptions divines que nous montrons si notre foi est réelle ou pas !

C’est pour nous, pour notre bien que Dieu a certaines exigences et le sujet de la Dîme en est un.

Ouvrons donc la Parole et essayons de comprendre :

 

Qu’est-ce que la Dîme ?

A quoi sert-elle ?

Est-il nécessaire de la donner aujourd’hui ?

En quoi est-elle une bénédiction pour nous ?

 

La Dîme

 

Disons d’emblée que Dieu n’a pas besoin de notre argent car tout Lui appartient :

Psaumes 89 :11

« C’est à toi qu’appartiennent les cieux et la terre, C’est toi qui as fondé le monde et ce qu’il renferme. »

Si Dieu nous demande la Dîme de nos revenus c’est, entre autres, pour développer en nous un esprit altruiste, pour que nos pensées aillent vers les autres et ne soient pas centrées sur nous-mêmes.

“Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu : alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût.” Proverbes 3 :9, 10.

Cette déclaration nous apprend que Dieu, en tant que dispensateur de toutes choses, a des droits sur chacune d’entre elles ; que ces droits doivent être pris par nous en considération, et qu’une bénédiction toute spéciale est réservée à celui qui en tient compte.

 

Qu’est-ce que la Dîme ? 

La Dîme est la dixième partie d’une chose 1/10. C’est une manière juste et équitable d’exiger de tous la même chose. Le pauvre qui gagne 500 Euros aura à en verser 50 et celui qui en gagne 5000 aura à en verser 500. Donc Dieu est juste : plus tu as plus tu payes !

Lévitique 27 :30-32

« Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel ; c’est une chose consacrée à l’Eternel.

[31] Si quelqu’un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième.

[32] Toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l’Eternel. »

A l’époque de l’Ancien Testament, quand il n’y avait pas d’argent, les gens versaient les dîmes de leurs produits agricoles et de leurs troupeaux. Aujourd’hui il est bien plus facile de verser un dixième de ses revenus en argent. 

 

A quoi sert la Dîme ?

“De tout ce que vous possédez je me réserve la dixième partie, en plus des dons et des offrandes, qui doit être apportée dans ma maison.” 

C’est le moyen employé par Dieu pour faire progresser l’œuvre d’évangélisation. L’Eglise a reçu le mandat évangélique « Allez par tout le monde et annoncez les bonnes Nouvelles », et bien la Dîme sert à faire que ce mandat puisse être mis à exécution.

 Nombres 18 :21

« Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu’ils font, le service de la tente d’assignation. »

Nombres 18 :24-28

« Je donne comme possession aux Lévites les dîmes que les enfants d’Israël présenteront à l’Eternel par élévation ; c’est pourquoi je dis à leur égard : Ils n’auront point de possession au milieu des enfants d’Israël.

[25] L’Eternel parla à Moïse, et dit :

[26] Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras : Lorsque vous recevrez des enfants d’Israël la dîme que je vous donne de leur part comme votre possession, vous en prélèverez une offrande pour l’Eternel, une dîme de la dîme ;

[27] et votre offrande vous sera comptée comme le blé qu’on prélève de l’aire et comme le moût qu’on prélève de la cuve.

[28] C’est ainsi que vous prélèverez une offrande pour l’Eternel sur toutes les dîmes que vous recevrez des enfants d’Israël, et vous donnerez au sacrificateur Aaron l’offrande que vous en aurez prélevée pour l’Eternel. »

Les dîmes représentaient les salaires des prêtres et Lévites qui avaient la charge du temple et de tous ses services. Ils étaient responsables du bien être spirituel de la nation. La Dîme leur assurait un revenu pour faire face à leur vie matérielle et familiale afin qu’ils puissent se consacrer entièrement à l’instruction religieuse.

La dîme aujourd’hui doit servir à payer ceux qui prêchent l’Evangile, ceux qui sont occupés à l’instruction religieuse du peuple. La dîme ne peut pas être utilisée pour une quelconque autre chose. Pour la construction d’églises et pour d’autres dépenses en rapport avec l’évangélisation, Dieu nous demande des offrandes volontaires.

 

La dîme au temps des Patriarches

Le système de la dîme remonte bien au-delà de Moïse. Dieu a demandé aux hommes des offrandes pour des buts religieux bien avant de donner à Moïse des indications précises concernant la dîme. Il faut remonter pour cela aux jours d’Adam. Nous voyons qu’Abel et Caïn offraient des sacrifices.

Dieu avait instruit Adam et Eve sur toutes ces choses et ils les transmirent à leur progéniture. Tous ces sacrifices étaient une « ombre des choses à venir », ils préfiguraient le sacrifice du Fils de Dieu qui viendrait en tant « qu’Agneau de Dieu pour ôter les péchés du monde »

 En se pliant aux ordres de Dieu, les hommes manifestaient par leurs offrandes leur reconnaissance pour la miséricorde et les bénédictions divines. A travers les générations successives, cette habitude se transmit jusqu’à Abraham, qui paya la dîme à Melchisédech, sacrificateur du Dieu Très-Haut.

Le même principe était appliqué à l’époque de Job. 

Jacob, à Béthel, sur le chemin de l’exil, se coucha, solitaire, à la tombée de la nuit, fit d’une pierre son chevet, et promit au Seigneur : 

Genèse 28 :22 

« Je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. » 

Toutes les offrandes doivent être volontaires. Dieu n’oblige pas les hommes à donner. Il ne désire pas que le trésor de son œuvre soit rempli d’offrandes faites à contrecœur. Elles n’auraient aucune valeur à Ses yeux !

 

La Dîme en Israël

Lorsque Dieu fit sortir les Israélites d’Egypte pour en faire un peuple choisi, il leur apprit à réserver une dixième partie de leurs biens au service du tabernacle. Il s’agissait d’une offrande spéciale destinée à soutenir la réalisation d’une œuvre particulière. Tout le reste de leurs biens appartenait à Dieu et devait être employé à sa gloire, mais la dîme devait être consacrée à l’entretien de ceux qui officiaient dans le sanctuaire. Cette partie formait les prémices de tout revenu et, avec les dons et les offrandes, devait amplement suffire à l’exercice du ministère évangélique de cette époque. 

Abraham et Jacob payèrent la Dîme ainsi que tous les autres patriarches et prophètes avant l’établissement de la nation israélite. Mais lorsque Israël devint un peuple autonome, le Seigneur lui donna des instructions bien précises sur ce point : 

Lévitique 27 :30

 « Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel ; c’est une chose consacrée à l’Eternel. » 

Cette loi ne devait pas être abolie en même temps que les sacrifices et les ordonnances qui préfiguraient le Christ. Aussi longtemps que Dieu aura un peuple sur cette terre, ses droits sur lui resteront les mêmes.

 

La Dime au temps de Jésus

Jésus approuva le paiement de la Dîme, nous le voyons dans le passage suivant :

Luc 11 :42

« Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses. »

Et Jésus va louer la veuve pour sa maigre offrande :

Luc 21 :1-4

« Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc.

[2] Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces.

[3] Et il dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres ;

[4] car c’est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Cette femme, au travers des siècles, a encouragé beaucoup de personnes à donner, c’est dans ce sens aussi qu’elle a donnée plus que les riches.

 

La dîme dans l’Eglise primitive

La dîme était pratiquée dans l’Eglise apostolique :

1 Corinthiens 9 :7-14

« Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n’en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?

[8] Ces choses que je dis, n’existent-elles que dans les usages des hommes ? la loi ne les dit-elle pas aussi ?

[9] Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des bœufs,

[10] ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.

[11] Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.

[12] Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile de Christ.

[13] Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?

 [14] De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. »

 

L’apôtre rappelait ici les instructions du Seigneur relatives aux fonctions dans le temple. Ceux qui étaient mis à part pour ce service sacré devaient être nourris par les frères, à qui ils accordaient en retour des bénédictions spirituelles. 

Hébreux 7 :5 

« Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple. » 

La tribu de Lévi avait été désignée par le Seigneur pour le service sacré appartenant au temple et pour le sacerdoce. L’Eternel avait dit au sujet du sacrificateur :

 Deutéronome 18 :5

« C’est lui que l’Eternel, ton Dieu, a choisi … pour qu’il fasse le service au nom de l’Eternel. » 

Le Seigneur revendiquait le dixième de tous les revenus. 

Au sujet du traitement des ministres, Paul disait :

 1 Corinthiens 9 : 14

 « Le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. » 

Et plus tard, il écrivait à Timothée : 

« L’Ecriture dit : l’ouvrier mérite son salaire. » 1 Timothée 5 :18

Le Seigneur revendiquait le dixième de tous les revenus. Retenir la dîme était considéré comme un vol.

 

La dîme pour notre époque 

Le système de la dîme a été fondé sur un principe qui durera autant que la loi de Dieu. La dîme était une bénédiction pour les Juifs, sinon le Seigneur ne l’aurait pas réclamée. Elle sera encore une bénédiction pour ceux qui s’y soumettront jusqu’à la fin des temps. Notre Père céleste n’a pas tracé ce plan pour s’enrichir lui-même, mais afin d’accorder aux hommes une grande bénédiction. Il a vu que ce plan était exactement ce dont l’homme avait besoin.

La grande mission confiée aux disciples était de prêcher l’Evangile au monde entier. Cela donne une idée de l’extension de cette œuvre et de la responsabilité qui repose sur les disciples du Christ à notre époque. Si la loi réclamait des dîmes et des offrandes il y a des millénaires, à combien plus forte raison celles-ci sont-elles indispensables aujourd’hui ! Si riches et pauvres étaient tenus de donner une somme proportionnée à leurs possessions sous l’économie juive, une telle obligation s’avère actuellement doublement essentielle. 

De la même manière la dîme de nos revenus est “sacrée devant l’Eternel”. Le Nouveau Testament n’abolit pas la loi de la dîme, pas plus qu’il n’abolit le commandement relatif au sabbat ; leur validité et leur grande importance spirituelle y sont clairement expliquées. … Tandis que, en tant que peuple, nous essayons de donner fidèlement à Dieu le temps qu’il s’est réservé pour lui-même, ne lui rendrons-nous pas aussi la part de nos revenus qu’il revendique ?

La Dîme sert à payer les pasteurs et ceux qui font une œuvre d’évangélisation. Elle sera nécessaire jusqu’à la Fin des Temps étant donnée l’ampleur du champ évangélique, le monde entier !

 

Des promesses liées à l’obéissance

Les reproches, les avertissements et les promesses du Seigneur sont rapportés en termes bien précis dans : 

Malachie 3 :7-11

« Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, Vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Eternel des armées. Et vous dites : En quoi devons-nous revenir ?

[8] Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, Et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes.

[9] Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, La nation tout entière ! »

 

Le Seigneur des cieux propose à ceux qu’il a comblés de ses bontés de Le mettre à l’épreuve : 

Malachie 3 :10

“Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Eternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.” 

La dîme de tous nos revenus appartient au Seigneur. Il se l’est réservée pour lui-même, pour être employée à des fins religieuses. Elle est sacrée. Il n’a jamais accepté moins que cela dans aucune dispensation. La négligence ou l’ajournement dans l’accomplissement de ce devoir provoque le déplaisir de Dieu. Si tous les chrétiens de profession apportaient fidèlement leur dîme à Dieu, Ses caisses seraient pleines. 

C’est une expérience de foi !

Nous-mêmes ainsi que de nombreuses autres personnes en ont fait la preuve. Nous avons donné la dîme et nous avons vu les bénédictions divines s’accomplir au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer.

Nous avons expérimenté la véracité de Ses promesses :

Malachie 3 :10, 11

“Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Eternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. 

 [11] Pour vous je menacerai celui qui dévore, Et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, Et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, Dit l’Eternel des armées. »

Oui, le Seigneur peut faire au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. 

Faites-en l’expérience ! Faites-Lui confiance dans le versement de la Dîme !

 

Conclusion :

Si Dieu demande notre Dîme c’est premièrement pour notre bien personnel, pour développer l’état d’esprit du Ciel où chacun vit pour l’autre et non pas pour soi et pour développer et fortifier notre foi, pour apprendre à Lui faire confiance !

La Dîme contribue à faire progresser l’œuvre d’Evangélisation dans le monde. Elle doit soutenir ceux qui prêchent et propagent l’Evangile dans le monde.

Elle sera nécessaire jusqu’à la Fin.

 

Dieu pourrait accomplir Son œuvre sans nous mais afin de nous rendre participants de cette œuvre de Salut, Il nous demande une partie de nos biens. Quelle joie merveilleuse nous expérimenterons de voir dans le ciel des êtres humains sauvés grâce, en partie, à nos dons et à nos offrandes.