Ceux qui cherchent la vérité et qui sont sincères la trouvent généralement. La Parole de Dieu contient une promesse sans équivoque :

Matthieu 7 :7-8

« Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

[8] Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. »

 

Parmi les dirigeants Juifs du temps de Jésus un personnage remarquable fit cette expérience. Je veux parler de Nicodème.

Personnage discret, prudent et hésitant, il fut transformé, par la grâce de Dieu, en un défenseur déterminé de la vérité. Sa rencontre nocturne avec Jésus nous est rapporté uniquement par l’apôtre Jean. Il fut l’un des pionniers de l’église naissante et un fervent disciple de Jésus.

Que pouvons-nous apprendre de la vie de Nicodème ?

Quels leçons Jésus a-t-Il voulu lui enseigner dans son entretien personnel avec lui, leçons qui sont vitales pour nous encore aujourd’hui ?

Nicodème

Jean 3 :14-15

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

[15] afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. »

Nicodème, un chercheur de vérité

Nicodème, membre honoré du Sénat israélite, possédant une vaste culture et des talents exceptionnels, occupait une place importante et jouissait de la confiance de la nation juive. Comme tant d’autres, il fut remué par l’enseignement de Jésus. Quoique riche, savant et honoré, il se sentait étrangement attiré vers l’humble Nazaréen. Les enseignements tombés des lèvres du Sauveur l’ayant vivement impressionné, il désirait mieux connaître ces vérités merveilleuses.

Après avoir entendu Jésus, Nicodème avait étudié avec soin les prophéties relatives au Messie ; plus il les scrutait, plus il était convaincu qu’il était celui que l’on attendait. Avec beaucoup d’autres en Israël, il avait été profondément troublé par la profanation du temple. Il était présent quand Jésus chassa les acheteurs et les vendeurs ; il fut témoin de l’éclatante manifestation de la puissance divine ; il vit le Sauveur accueillant les pauvres et guérissant les malades ; il vit leurs regards joyeux et entendit leurs paroles de louange ; à n’en pas douter, Jésus de Nazareth était l’Envoyé de Dieu.

Il désirait vivement s’entretenir avec Jésus, mais n’osait le faire franchement. Un Juif de son rang trouvait humiliant d’avouer ses sympathies pour un docteur si peu connu. Si le sanhédrin avait appris cette visite, il l’eût raillé et lui eût adressé des reproches. Il décida donc de chercher une entrevue secrète, prétextant que s’il s’était rendu ouvertement auprès de Jésus son exemple aurait été suivi. Ayant réussi à découvrir, sur le mont des Oliviers, l’endroit solitaire où le Sauveur se retirait, il attendit que la ville fût plongée dans l’obscurité, puis se mit à la recherche de Jésus.

Naître d’en haut

Jean 3 :1-21

« Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

[2] qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. »

[3] Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème était venu auprès du Seigneur dans l’espoir de discuter avec lui, mais Jésus exposa les principes fondamentaux de la vérité. Il dit à Nicodème qu’il avait davantage besoin de régénération spirituelle que de connaissances théoriques. Il lui fallait non pas tant qu’on satisfasse sa curiosité, mais plutôt obtenir un cœur nouveau. Seule une vie nouvelle, venant d’en haut, pouvait le rendre capable d’apprécier les réalités spirituelles. Aussi longtemps que ce changement n’était pas opéré, renouvelant toutes choses, il ne résulterait rien d’utile d’une discussion concernant l’autorité et la mission de Jésus.

L’image de la nouvelle naissance, dont Jésus s’est servi, n’était pas entièrement nouvelle pour Nicodème. On comparait souvent à des enfants nouveau-nés les prosélytes païens gagnés à la foi d’Israël. Il doit donc avoir compris qu’il ne faut pas attacher aux paroles du Christ un sens littéral. Mais il croit avoir droit au royaume de Dieu, en tant qu’Israélite, en vertu de sa naissance. Il ne sent pas le besoin d’un changement. D’où la surprise qu’il éprouve en entendant parler le Sauveur.  L’application directe et personnelle des paroles de Jésus l’irrite. L’orgueil du pharisien lutte contre le désir sincère de connaître la vérité. Il s’étonne que le Christ n’ait pas l’air de tenir compte de sa position en Israël.

Dominé par la surprise, il dit ironiquement : 

[4] « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? »

Semblable à tant d’autres, au moment où une vérité tranchante pénètre dans sa conscience, il prouve que l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu. Rien en lui ne répond aux choses spirituelles ; car c’est spirituellement qu’on les discerne.

Le Sauveur n’oppose pas argument à argument. Levant la main avec dignité, il répète fermement la même vérité : 

[5] « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

[6] Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.

[7] Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. »

Nicodème, convaincu qu’il se trouve en présence de celui que Jean-Baptiste a annoncé, comprend l’allusion du Christ au baptême d’eau, et au renouvellement du cœur par l’Esprit de Dieu.

Comme le vent

Jésus continue la conversation en disant :

[8] Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

Quoique invisible, le vent produit des effets visibles et sensibles. De même, l’action de l’Esprit sur l’âme sera manifestée dans tous les actes de celui qui en a éprouvé le pouvoir salutaire. Quand l’Esprit de Dieu prend possession d’un cœur, la vie est transformée. On met de côté les pensées de péché, on renonce aux mauvaises actions ; l’amour, l’humilité et la paix succèdent à la colère, à l’envie, aux querelles. La joie remplace la tristesse, et le visage reflète la lumière céleste. Personne n’aperçoit la main qui soulève le fardeau ; personne ne voit la lumière qui descend des parvis célestes. La bénédiction est acquise quand une âme capitule devant Dieu. Alors une puissance invisible crée un être nouveau à l’image de Dieu.

 

Le serpent élevé 

Nicodème est attiré vers le Christ. Après avoir entendu l’explication du Sauveur au sujet de la nouvelle naissance, il désire que ce changement s’opère en lui-même.

 [9] Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ?

[10] Jésus lui répondit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses ! 

[11] En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage.

[12] Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?

[13] Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

Jésus lui livre le secret par ces paroles : 

[14] Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

[15] afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Ici Nicodème se sent sur un terrain familier. Le symbole du serpent élevé lui fait comprendre la mission du Sauveur. Alors que les enfants d’Israël mouraient de la morsure des serpents venimeux, Dieu dit à Moïse de faire un serpent d’airain et de l’exposer à la vue de l’assemblée. Ensuite on fit savoir, dans tout le camp, que quiconque regarderait le serpent vivrait. On savait bien que le serpent n’avait, en lui-même, aucun pouvoir de sauver. Ce n’était qu’un symbole du Christ. De même que l’image reproduisant la ressemblance des serpents destructeurs a été dressée pour leur guérison, ainsi quelqu’un qui est venu “dans une chair semblable à celle du péché”, doit être le Rédempteur des hommes. Bien des Israélites attribuaient au service des sacrifices la vertu de les libérer du péché. Dieu voulait leur enseigner que dans ces sacrifices il n’y avait pas plus de vertu que dans le serpent d’airain. Celui-ci était destiné à diriger leurs pensées vers le Sauveur. Que ce fût pour la guérison de leurs blessures ou pour obtenir le pardon de leurs péchés, tout ce qu’ils pouvaient faire en leur propre faveur consistait à manifester la foi qu’ils déposaient sur le Don de Dieu. Ils devaient regarder et vivre.

 

Comment donc serons-nous sauvés ? 

 “Comme Moïse éleva le serpent dans le désert”, ainsi le Fils de l’homme a été élevé, afin que quiconque a été séduit et mordu par le serpent puisse le regarder et vivre. “Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » La lumière émanant de la croix révèle l’amour de Dieu. 

[16] Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Cet amour nous attire à lui. Si nous n’opposons pas de résistance, nous serons amenés au pied de la croix dans un sentiment de repentance pour les péchés qui ont rendu nécessaire le crucifiement du Sauveur. Alors l’Esprit de Dieu produira une vie nouvelle dans l’âme croyante. Pensées et désirs seront amenés captifs à l’obéissance du Christ. Le cœur et l’esprit seront créés à nouveau, à l’image de Celui qui opère en nous pour s’assujettir toutes choses. Alors la loi de Dieu sera écrite dans le cœur, et avec le Christ nous pourrons dire : “Mon Dieu, je prends plaisir à faire ta volonté”.            

 

Nicodème un pilier de l’église naissante

Nicodème ne reconnut pas tout d’abord le Christ publiquement, mais il observa sa vie et pesa ses enseignements. Plus d’une fois, dans les séances du sanhédrin, il déjoua les plans des prêtres qui voulaient le mettre à mort. Et quand enfin Jésus fut élevé sur la croix, Nicodème se rappela l’enseignement de la montagne des Oliviers : “Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.”

Cette entrevue secrète illumina pour lui la croix du Calvaire, et il reconnut en Jésus le Rédempteur du monde. Les disciples de Jésus furent plongés dans la perplexité à la croix mais Nicodème comprit la portée de cet événement. Ce fut lui le premier à comprendre la signification véritable anti typique du serpent d’airain dressé dans le désert par Moïse. 

Ce furent Nicodème et Joseph d’Arimathée qui ensevelirent le corps de Jésus :

Jean 19 :38-40

« Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.

[39] Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.

[40] Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs. »

 

Après l’ascension du Seigneur, quand les disciples seront dispersés par la persécution, Nicodème s’avancera hardiment. Avec ses richesses il entretiendra l’Eglise naissante, que les Juifs avaient pensé ne pas voir survivre à la mort du Christ. L’homme si prudent, si hésitant, se montrera, au jour du péril, ferme comme un rocher, encourageant la foi des disciples, et fournissant les moyens pour propager l’œuvre de l’Evangile. Il sera tourné en dérision et persécuté par ceux qui le respectaient autrefois. Il deviendra pauvre en biens de ce monde ; mais la foi qui a pris naissance en cette entrevue nocturne avec Jésus, ne défaillira jamais. 

 

Cher ami,

Avez-vous soif de vérité comme Nicodème ?

“Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.”

Comme pour les Israélites qui, mordus par les serpents du désert, devaient regarder au serpent d’airain, ainsi nous pécheurs, devons regarder à Celui qui fut fait péché comme nous, pour pouvoir vivre. 

Ceux qui avaient été mordus par les serpents auraient pu différer de regarder, discuter l’efficacité du symbole d’airain, demander une explication scientifique. Aucun éclaircissement ne fut donné. Il fallait accepter la parole de Dieu telle que Moïse la transmettait. Refuser de regarder, c’était se condamner à périr.

Ce n’est pas par des controverses et des discussions qu’une âme est éclairée. Il faut regarder et vivre. 

 

Cherchez-vous à satisfaire votre curiosité, ou plutôt à obtenir un cœur nouveau ?

Nous devons naître d’en haut. Seule une vie nouvelle, venant d’en haut, peut nous rendre capables d’apprécier les réalités spirituelles.

« La vie chrétienne n’est pas seulement une modification ou une amélioration de la vie ancienne : c’est une transformation de nature. Il doit y avoir une mort au moi et au péché, et une vie entièrement nouvelle. Seule l’action efficace du Saint-Esprit peut produire un tel changement. »

Accrochez-vous à la Parole car c’est par elle que Dieu opère la sanctification :

Psaumes 119 :9

« Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. »

La Parole doit être méditée, étudiée et mise en pratique !

Matthieu 4 :4

« … L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »