Les traditions s’installent facilement dans les cultures des peuples. Elles entourent certains faits réels d’inventions qui finissent par dénaturer le véritable événement.

C’est ce qui est arrivé avec les « Rois Mages »

La tradition veut que ce sont trois rois qui apportent des cadeaux aux enfants le 6 Janvier dans certains pays. Ils rentrent dans les maisons par la cheminée ou par la fenêtre et déposent les cadeaux au pied de l’arbre de Noël !

Qui étaient les Rois Mages dans l’histoire ?

Qui étaient les Rois mages ?

L’Evangile de Matthieu est le seul à rapporter l’histoire des Mages :

Matthieu 2 :1-2

« Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,

[2] et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. »

Premièrement ces mages d’Orient n’étaient pas des « rois » mais des philosophes. Ils appartenaient à une classe nombreuse et influente, comprenant des hommes de haute naissance, ainsi que la plupart des riches et des savants de leur nation. Certains, parmi eux, abusaient de la crédulité du peuple ; d’autres, hommes droits, étudiant les vérités inscrites par la Providence dans la nature, étaient respectés à cause de leur intégrité et de leur sagesse. Parmi ces derniers se trouvaient les mages qui vinrent voir Jésus. 

La lumière divine a toujours resplendi au sein des ténèbres du paganisme. En scrutant le ciel étoilé pour y découvrir le mystère caché dans ses sentiers lumineux, ces mages contemplaient la gloire du Créateur. Désireux d’obtenir une connaissance plus complète, ils se tournèrent vers les Ecritures hébraïques. On conservait précieusement, dans leur pays, des écrits prophétiques annonçant la venue d’un instructeur divin. Balaam appartenait à la classe des magiciens, bien qu’il fût, à un moment donné, prophète de Dieu. Sous l’influence du Saint-Esprit, il avait prédit la prospérité d’Israël et l’apparition du Messie ; la tradition conservait de siècle en siècle ses prophéties. Mais l’avènement du Sauveur se trouvait plus clairement révélé dans l’Ancien Testament. Les magiciens apprirent, avec bonheur, que la venue du Messie était proche, et que le monde entier allait être rempli de la connaissance de la gloire du Seigneur. 

La nuit où la gloire de Dieu avait inondé les collines de Bethléhem, les mages avaient aperçu dans le ciel une lumière mystérieuse. Quand la lumière eut disparu, une brillante étoile apparut, s’attardant dans les cieux. Ce n’était ni une étoile fixe, ni une planète, et ce phénomène provoqua chez eux la plus vive curiosité. Cette étoile était formée par un groupe d’anges resplendissants se tenant à distance. Les mages n’en savaient rien, cependant ils eurent l’impression que l’étoile était là pour eux. Ils consultèrent des prêtres et des philosophes, ils fouillèrent d’anciens parchemins. Balaam, dans sa prophétie, avait dit : 

Nombres 24 :17

« Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s’élève d’Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth. »

Cet astre étrange leur avait-il été envoyé comme un avant-coureur de celui qui était promis ? Les mages avaient reçu avec empressement la lumière de la vérité envoyée par le ciel ; maintenant cette lumière brillait à leurs yeux d’un éclat plus vif. Des songes les poussèrent à la recherche du Prince nouveau-né. 

Ainsi qu’Abraham était parti à l’appel de Dieu “sans savoir où il allait”, ainsi qu’Israël avait suivi par la foi la colonne de nuée qui devait l’amener à la terre promise, ainsi ces païens se mirent à la recherche du Sauveur annoncé. Les choses précieuses abondaient en Orient, et les mages ne partirent pas les mains vides. Se conformant à la coutume de faire, en hommage, des présents aux princes ou aux personnages de haut rang, ils se chargèrent des produits les plus riches du pays pour les offrir à celui en qui devaient être bénies toutes les familles de la terre. Marchant de nuit afin de pouvoir suivre l’étoile, les voyageurs trompaient la monotonie des heures en se remémorant les récits traditionnels et les oracles prophétiques se rapportant à celui qu’ils cherchaient. A chaque étape, aux heures de repos, ils faisaient une nouvelle étude des prophéties, et se convainquaient toujours davantage de la direction d’en haut. L’étoile leur servait de signe extérieur ; ils avaient le témoignage intérieur du Saint-Esprit influençant leurs cœurs et leur communiquant l’espérance. Leur long voyage fut un voyage heureux. 

Les voici maintenant au pays d’Israël, descendant le mont des Oliviers, Jérusalem sous leurs yeux. L’étoile qui les a guidés s’arrête au-dessus du temple, puis disparaît. Ils s’avancent, impatients, certains que la joyeuse nouvelle de la naissance du Messie est le sujet de toutes les conversations. Leurs recherches n’aboutissent pas. Entrant alors dans la cité sainte, ils se rendent au temple. A leur grand étonnement, personne ne paraît connaître le Roi nouveau-né. Leurs questions ne suscitent aucune expression de joie et provoquent même la surprise et la crainte, parfois le mépris. 

Les prêtres, occupés à répéter les traditions, vantent leur religion et leur piété, dénoncent les Grecs et les Romains comme des païens, des pécheurs de la pire espèce. Les mages ne sont pas idolâtres ; aux yeux de Dieu, ils sont bien meilleurs que ses prétendus adorateurs ; néanmoins les Juifs les regardent comme des païens. Leurs questions anxieuses ne font vibrer aucune corde de sympathie même chez les gardiens attitrés des saints Oracles. 

La nouvelle de l’arrivée des mages se répandit rapidement dans tout Jérusalem. Cette visite inattendue causa une grande excitation parmi le peuple, et le bruit en parvint jusqu’au palais du roi Hérode. L’idée qu’un rival pourrait surgir éveilla les craintes de l’astucieux Edomite. Son accès au trône avait été jalonné par des meurtres sans nombre. De sang étranger, objet de la haine du peuple soumis par force, sa seule sauvegarde était la faveur de Rome. Mais le nouveau prince avait des droits plus légitimes. Il était né pour régner. 

Matthieu 2 :3-8

« Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

[4] Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.

Hérode soupçonna les prêtres de comploter avec les étrangers en vue de fomenter des troubles populaires pour le renverser du trône. Décidé à déjouer leur plan par la ruse, le roi dissimula sa défiance. Il convoqua les chefs des prêtres et les scribes, et les questionna sur l’enseignement des livres sacrés touchant le lieu de naissance du Messie. 

L’orgueil des docteurs juifs fut blessé par cette enquête instituée par l’usurpateur du trône, sur la demande de ces étrangers. L’indifférence avec laquelle ils consultèrent les parchemins sacrés excita la colère du tyran envieux. Hérode s’imagina qu’ils voulaient lui cacher leurs connaissances sur ce sujet. Il essaya donc de les intimider, et leur commanda de faire de soigneuses recherches, et de lui désigner le lieu de naissance du Roi attendu. 

Matthieu 2 :5-6

« Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le prophète :

[6] Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple. »

Hérode voulut voir les mages en particulier. La colère et la crainte emplissaient son cœur ; il sut pourtant garder une contenance calme, et reçut les étrangers avec courtoisie. Il s’enquit du moment où l’étoile était apparue, et sembla se réjouir à la pensée de la naissance du Christ. 

[7] Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.

[8] Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer. »

Les prêtres et les anciens n’étaient pas aussi ignorants qu’ils voulaient le faire croire, au sujet de la naissance du Christ. On avait apporté à Jérusalem la nouvelle de la visite des anges aux bergers, mais les rabbins n’avaient pas voulu y prêter attention. Ils auraient pu trouver Jésus, et conduire les mages à son lieu de naissance. Ce furent les mages, au contraire, qui durent attirer leur attention sur la naissance du Messie. 

[2] et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. »

C’est l’orgueil et l’envie qui empêchèrent la lumière de se faire. Les prêtres et les rabbins pensaient qu’en accueillant les nouvelles apportées par les bergers et par les mages ils se placeraient dans une position difficile, et se disqualifieraient aux yeux des foules en tant qu’interprètes des vérités divines. Ces maîtres savants ne voulaient pas s’abaisser jusqu’à se laisser instruire par ceux qu’ils appelaient des païens. Il ne se pouvait pas, assuraient-ils, que Dieu eût passé à côté d’eux, pour communiquer avec des bergers ignorants et des incirconcis. Ils affichèrent donc du mépris pour les récits qui mettaient en effervescence le roi Hérode et la population de Jérusalem. Ils ne voulurent même pas se rendre à Bethléhem pour vérifier l’exactitude de ces récits. Ils traitèrent de fanatisme l’intérêt que Jésus avait suscité. Alors déjà les prêtres et les rabbins commençaient à rejeter le Christ. Dès ce moment, leur orgueil et leur obstination se transformaient en une véritable haine pour le Sauveur. Tandis que Dieu ouvrait la porte aux Gentils, les chefs du peuple juif se fermaient à eux-mêmes cette porte. 

Matthieu 2 :9-12

« Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.

[10] Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.

Les mages s’en allèrent seuls de Jérusalem. Les ombres de la nuit descendaient lorsqu’ils franchirent les portes de la ville. Après leur long voyage, déçus par l’indifférence des chefs du peuple juif, ils quittaient Jérusalem moins confiants qu’ils n’y étaient entrés ; ils eurent pourtant la joie de revoir l’étoile qui les dirigeait vers Bethléhem. L’humble condition de Jésus ne leur avait pas été révélée comme aux bergers. Quand ils arrivèrent à Bethléhem, aucune garde royale ne protégeait le Roi nouveau-né. Aucun homme influent ne faisait même antichambre. Jésus reposait, emmailloté, dans une crèche, entre des campagnards sans instruction, ses parents. S’agissait-il vraiment de celui dont il était dit :

Ésaïe 49 :6

« … C’est peu que tu sois mon serviteur Pour relever les tribus de Jacob Et pour ramener les restes d’Israël : Je t’établis pour être la lumière des nations, Pour porter mon salut jusqu’aux extrémités de la terre. »

[11] Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Sous son humble déguisement, ils reconnurent en Jésus la présence de la Divinité. Ils lui donnèrent leur cœur comme à leur Sauveur, et lui présentèrent des dons : “de l’or, de l’encens et de la myrrhe.” 

C’est de ce fait que la tradition tire que les mages étaient trois car ils offrirent trois présents ! La Bible ne précise pas leur nombre.

Quelle foi que la leur ! On aurait pu dire d’eux ce qui fut dit plus tard du centenier romain : “En vérité, je vous le dis, je n’ai trouvé chez personne, en Israël, une si grande foi.”

Les mages n’ayant pas deviné les projets d’Hérode concernant Jésus, se préparaient, après avoir rempli la mission qu’ils s’étaient proposée, à retourner à Jérusalem pour faire part au roi de leur succès. Mais un message divin, transmis en songe, leur interdit toute autre relation avec lui. Evitant donc Jérusalem, ils rentrèrent dans leur pays par un autre chemin. 

[12] Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

Un songe aussi avertit Joseph :

Matthieu 2 :13-23

[13] Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis-en Egypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.

[14] Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Egypte.

[15] Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J’ai appelé mon fils hors d’Egypte. »

Joseph obéit sans délai, et se mit en route, de nuit, pour plus de sécurité. 

Dieu, par l’intermédiaire des mages, attira l’attention du peuple juif sur la naissance de son Fils. Les recherches qu’ils firent à Jérusalem, la curiosité qu’ils excitèrent chez le peuple, et jusqu’à l’envie d’Hérode, tout cela força la réflexion des prêtres et des rabbins, et dirigea les esprits vers les prophéties concernant le Messie, et vers le grand événement récent. 

Satan, décidé à empêcher la lumière divine de briller dans le monde, fit appel à toute sa ruse afin d’anéantir le Sauveur. Mais celui qui ne sommeille ni ne dort, veillait sur son Enfant bien-aimé. Celui qui avait fait pleuvoir la manne du ciel sur Israël, et qui avait nourri Elie en temps de famine, offrit un refuge, en terre païenne, à Marie et à l’enfant Jésus. Les dons apportés par les mages venus d’un pays païen, furent le moyen dont se servit la Providence pour défrayer les exilés de leur voyage en Egypte et de leur séjour dans un pays étranger. 

Les mages s’étaient trouvés parmi les premiers à souhaiter la bienvenue au Rédempteur. Les premiers ils déposèrent un don à ses pieds. Quel bonheur ils eurent ainsi à le servir ! Dieu agrée l’offrande d’un cœur aimant, et il en tire le plus grand profit pour son service. Si nous avons donné nos cœurs à Jésus, nous lui apporterons aussi nos dons. A celui qui s’est donné pour nous, nous consacrerons généreusement nos biens terrestres les plus précieux, et nos meilleures facultés mentales et spirituelles. 

Hérode attendait impatiemment à Jérusalem le retour des mages. Ses soupçons s’éveillèrent en voyant le temps passer sans qu’ils parussent. Ayant constaté le peu d’empressement des rabbins à lui indiquer le lieu de naissance du Messie, il en conclut que ceux-ci avaient deviné ses desseins, et que les mages l’avaient intentionnellement évité. Cette pensée le mit en fureur, Là où la ruse échouait, la force devait l’emporter. Il allait faire un exemple et montrer à ces orgueilleux Juifs comment seraient réprimées leurs tentatives de placer un nouveau monarque sur le trône. 

[16] Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. »

Des soldats furent envoyés immédiatement à Bethléhem, avec l’ordre de mettre à mort tous les enfants âgés de deux ans et au-dessous. Les paisibles demeures de la cité de David furent témoins de scènes d’horreur, que le prophète avait entrevues six siècles auparavant : 

[17] Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète :

[18] On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus. »

Les Juifs étaient responsables de ce malheur. S’ils avaient marché fidèlement et humblement devant lui, Dieu aurait désarmé la colère du roi, mais ils s’étaient séparés de Dieu par leurs péchés, ils avaient rejeté le Saint-Esprit, leur unique bouclier. Ce n’est pas avec le désir de se conformer à la volonté de Dieu qu’ils avaient étudié les Ecritures. Ils s’étaient mis à la recherche de prophéties pouvant être interprétées à leur propre avantage, pour montrer que Dieu dédaignait les autres nations. Ils prétendaient, orgueilleusement, que le Messie allait venir en qualité de roi, triomphant de ses ennemis, et foulant aux pieds, avec colère, les païens. En agissant ainsi ils avaient excité la haine de leurs dominateurs. Satan s’était proposé, en faussant leurs conceptions de la mission du Christ, d’assurer la destruction du Sauveur ; mais ce fut sur leurs têtes que le mal retomba. 

Cet acte de cruauté fut l’un des derniers qui assombrirent le règne d’Hérode. Peu après le meurtre des innocents, le roi lui-même dut se soumettre à la sentence inéluctable : il mourut d’une mort atroce. 

[19] Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Egypte,

[20] et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.

[21] Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël.

Joseph, qui se trouvait encore en Egypte, fut invité par un ange de Dieu à rentrer au pays d’Israël. Comme il voyait en Jésus l’héritier du trône de David, il désirait fixer son domicile à Bethléhem ; mais apprenant qu’Archélaüs régnait en Judée, à la place de son père, il craignit que les desseins de celui-ci contre le Christ ne fussent exécutés par son fils. De tous les fils d’Hérode, Archélaüs était celui qui moralement ressemblait le plus à son père. Son accession au trône avait été marquée par un tumulte à Jérusalem : des milliers de Juifs avaient été massacrés par les soldats romains. 

[22] Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre ; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée,

[23] et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. »

De nouveau un lieu de refuge fut indiqué à Joseph. Il retourna à Nazareth, son ancien domicile, et c’est là que Jésus demeura pendant près de trente ans, 

La Galilée obéissait à l’un des fils d’Hérode, mais la population y était beaucoup plus mélangée qu’en Judée, de sorte que les affaires des Juifs y excitaient moins d’intérêt et les droits de Jésus risquaient moins de provoquer la jalousie de ceux qui détenaient le pouvoir. 

Voilà l’accueil que fit la terre à son Sauveur ! Aucun lieu de repos où l’Enfant rédempteur fût en sûreté ! Dieu ne pouvait confier aux hommes ce Fils bien-aimé, qui venait accomplir une œuvre de salut en leur faveur. Des anges furent chargés d’assister Jésus et de le protéger jusqu’à la fin de sa mission, jusqu’à l’heure où il mourrait par la main même de ceux qu’il était venu sauver. 

Prions pour avoir du discernement spirituel pour reconnaitre les signes des temps

Matthieu 16 :1-3

« Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour l’éprouver, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel.

[2] Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ;

[3] et le matin : Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps. »

Les dirigeants juifs du temps de Jésus n’avaient pas de discernement spirituel, ils furent incapables de discerner les signes qui avaient précédés la venue du Messie : le chant des anges entendu par les bergers, l’étoile guidant les mages, la colombe et la voix céleste signalant son baptême. Ils furent incapables de reconnaitre l’œuvre extraordinaire de Jésus, Ses miracles, Ses guérisons, Ses enseignements…. Et c’est ainsi qu’ils furent amenés à le crucifier, quelle tragédie ! 

Aujourd’hui nous sommes à la veille du Retour de Jésus en gloire, les signes sont là, et très peu de personnes sont prêtes même parmi ceux qui se disent chrétiens qu’ils soient dirigeants, pasteurs ou simples membres !

L’histoire se répètera, comme aux temps des rois mages, des païens seront sensibles aux mouvements de l’Esprit et beaucoup de ceux qui prétendent être Son peuple manqueront l’événement par manque de discernement spirituel.

Conclusion

Les mages étaient des philosophes qui furent sensibles aux mouvements de l’Esprit de Dieu et reconnurent le Messie alors qu’ils étaient, à la vue des pharisiens, des païens, des incirconcis privés de la faveur divine.

Méfions-nous de nous-mêmes. Dieu a des voies insoupçonnées pour atteindre Ses enfants. Ne portons de jugement sur personne !

Soyons sensibles à la voix de l’Esprit pour que nous puissions aussi discerner les signes des temps actuels, l’étoile, qui pointe vers la prochaine Venue du Messie et ne pas passer à côté de cet événement qui décidera de notre vie éternelle !

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